Poste 1

    1. La tour – vitrail :  St. Norbert

Vitrail d’Anne-Lise Vullioud. St. Norbert, en capuche,  tient une fiole d’huile sainte. Celle-ci était spécialement bénie pour servir à la liturgie des sacrements.  A l’arrière, la tour de l’abbaye. En gothique, encadrant le tout : CONVENT : DE LACU JURENSI, ORD : PREMONSTRATENSIS. Ce qui se lit : couvent du lac de Joux, ordre des prémontrés. Cette inscription figure sur un sceau du couvent que l’on découvrait comme ceci :

    D’amblée une réponse à votre question : qui est St. Norbert ?

    St-Norbert est un prêtre itinérant fondateur de l’ordre des chanoines réguliers de Prémontré, appelé moines blancs.

    Il est né entre 1080 et 1092 près de Xanten,  en Allemagne, non loin de la frontière avec les Pays-Bas. Il décède de malaria et d’épuisement en 1134.

    En sa jeunesse,  sa vie est celle de la noblesse de cour, libre, luxueuse et dissipée. Mais vers 1112-1115, selon la tradition, il prend conscience de son existence légère et décide de changer radicalement de mœurs. Débarrassé de ses biens, il annonce promouvoir une réforme rigoureuse des chanoines parmi lesquels il vit tout en respectant la règle de St. Augustin.

    La résistance est grande. Néanmoins St. Norbert, selon accord du pape Calixte II et sous la protection de Bathélemy de Yur, frère de Ebal de La Sarraz, crée une premier abbaye en 1120 sur le site de Prémontré, en Picardie.

    Le développement de l’ordre est dès lors fulgurant. Ainsi six abbés connus en 1128 laissent la place à plus de 100 en 1164, avec la création de nombreuses autres abbayes, tant en France que dans les pays voisins.  

    Aujourd’hui l’abbaye-mère de Prémontré n’est plus occupée par des religieux de l’ordre. Ceux-ci auraient déserté le site en 1869 déjà. La Révolution aura été fatale à cet établissement.

St Norbert de Xanten tel qu’il figure sur un vitrail. Origine de celui-ci inconnue.

    L’abbaye du lac de Joux, fondée entre 1126 et 1134, est la première abbaye prémontrée à voir le jour en Suisse. L’endroit où elle fut construire, nommé Domus Dei, a été remis à l’abbé de St-Martin de Laon, seconde abbaye prémontrée de France.

   L’abbaye du lac de Joux doit son existence plus qu’à St. Norbert,  à la famille seigneuriale des Grandson-La Sarraz dont étaient issus Ebald et son frère Barthélemy, évêque de Laon, et grand protecteur des prémontrés. St. Norbert, quant à lui et selon toute vraisemblance, n’aurait jamais passé à la Vallée.

    Ce qui ne nous empêchera pas de garder son souvenir comme fondateur de l’ordre en instituant à l’Abbaye le chemin de St. Norbert ! 

    Notons encore que les moines blancs doivent leur nom à la robe de lin écrue qui blanchit à force de lavage. En hiver les mêmes portent la laine brute des pénitents.

Autre image de St. Norbert de Xanten recevant la règle de St. Augustin pour son ordre.

    Deux mots sur le chemin de St. Norbert

    Vous vous trouvez au pied de la Tour de l’ancienne abbaye du lac de Joux dont elle est le seul vestige. En même temps vous êtes au départ du Chemin de St. Norbert. L’association de ce nom ainsi que la commune et le village de l’Abbaye vous souhaitent la bienvenue.

    Vous avez pris la décision de suivre ce chemin. Celui-ci,  en neuf postes ou bornes, constitués chacun par un vitrail symbolisant l’un des vieux métiers pratiqués autrefois par les habitants de L’Abbaye, vous permettra de vous promener au travers de ce village et de le découvrir dans ce qu’il a de plus caractéristique. Le QR code de chacune de nos bornes vous permettra en plus, si vous êtes possesseur d’un smartphone,  de vous documenter sur l’histoire de ce petit hameau de montagne qui eut donc l’honneur autrefois, dès 1126[1] environ, d’accueillir un couvent qui fut le point de départ de la colonisation de la Vallée de Joux.

    Notre promenade s’articule en deux parties, chacune séparée par la route cantonale. Un passage piéton permet de retrouver le parcours du haut. Veuillez porter attention à la circulation, notamment à l’heure de la sortie des usines.   

    Nous commençons par la partie du bas qui comprend six  postes. La tour – le couvent – la fontaine – le pont de la Lionne – le lac de Joux – l’ancien Hôtel de Ville, soit la Croisée de Joux actuelle.  Des flèches apposées sur le sol  vous permettront de passer aisément d’un poste à l’autre sans vous égarer.  

    La partie du haut offre trois postes : le cœur du village – les scieries  et St. Michel.  

    La promenade vous prendra une petite heure si vous n’avez que le désir de découvrir un village de manière rapide tout en contemplant nos vitraux et le paysage environnant. Elle sera plus longue si vous décidez de vous plonger dans l’histoire riche et complexe de ce village.

    Il vous sera possible aussi, au cas où vous vous seriez inscrit, de visiter la tour sous la responsabilité d’un guide. Ce bâtiment, construit dans la première moitié du XIVe siècle, n’est pas loin d’accuser 7 siècles d’âge. Il est le dernier témoin de l’époque monastique. Servant de clocher à l’église, il contient deux cloches actionnées par un système électrique. On y trouve aussi une antique pendule construite en 1758 par Antoine Barthelet de St. Point. C’est le plus ancien mouvement de ce type à la Vallée.   

    Du haut de la tour vous aurez l’occasion de jeter un coup d’œil sur la région environnante. Et surtout de contempler, du côté nord, un paysage qui n’a pas pris une ride depuis l’époque des abbés. En effet, le lac est resté tel qu’il se présentait alors et  les collines qui lui font face ont gardé leur aspect de l’époque monastique, vierges de toute construction. C’est donc là un tableau préservé qui pourra, avec un peu d’imagination, vous faire remonter  dans le temps.

    Une restauration réussie  

    Nous vous présentons la tour de l’abbaye du Lac-de-Joux. Son histoire est développée sur les panneaux de proximité. Ceux-ci réalisés à la suite de la restauration de l’édifice menée par des professionnels du bâtiment et sous les conseils avisés des architectes et archéologues du canton de Vaud. Le financement de ces travaux, outre qu’il provient pour un peu moins de la moitié de ce même canton, a été assuré par l’ARTA, association pour la restauration de la tour de l’Abbaye. Cette restauration  fut une belle aventure menée de 2017 à 2019.

    Iconographie

    Dessinateurs, peintres et photographes, eurent toujours un faible pour ce bâtiment d’une belle allure et unique à la Vallée par son architecture antique de style roman. Et ils se plurent  à la fixer en même temps que le village alors encore tout entier ramassé sur lui-même, laissant dans sa proximité immédiate de vastes zones de praires, comme ce Pré de la Cure qui restait une partie importante du delta de la Lionne. C’était-là, au petit matin ou au soleil couchant, des tableaux enchanteurs. Il nous plaît de vous en restituer quelques-uns aujourd’hui.

Plus ancienne représentation de l’église et de la tour. ACV, Bq2. En face, de l’autre côté du lac, Le Lieu, avec deux églises, celle dite de la Rochettaz, à l’emplacement de la gare actuelle, et la petite église située au cœur du village.

Extrait de la carte Schepf de 1578, celle-ci positionnant tous les lieux de culte du canton. L’abbaye du Lac de Joux semble garder encore quelque importance alors que les religieux sont partis depuis 42 ans et dont le couvent a sans doute déjà été « éventré » en grande partie par les nouveaux habitants qui y ont pris possession des bâtiments conventuels.

Sur une carte anonyme de la première moitié du XVIIe siècle, la tour de l’Abbaye apparaît selon la fantaisie du dessinateur !

Olivier-Jérémie Vallotton, notaire et cartographe  de Vallorbe, sur sa carte de la Vallée de 1709 (ACVaulion) accorde beaucoup d’importance à la Tour et au cimetière voisin. L’église fait naturellement partie du complexe. Les deux bâtisses sont  séparées par l’espace tel qu’on le trouve encore aujourd’hui.   

Bourgeois croqua le Mont-du-Lac et en second plan le village de l’Abbaye en 1822. La Vallée vue sous cet angle est véritablement idyllique.

Trente ans plus tard, en 1852, Julien-Hypolite Devicque, artiste parisien, donnait ses fameuses dix vues de la Vallée de Joux.  La Tour est naturellement visible. L’église quant à elle reste cachée par les maisons du premier plan. L’artiste s’est représenté à l’œuvre alors que les gens du coin s’intéressent à son travail.

E.D. Turrian, Les temples nationaux du canton de Vaud, Lausanne, 1896. Le jour précédent la réalisation de ce dessin, le 28 août, alors que l’artiste croquait les villages des Charbonnières et du Pont, il neigeait tant et plus !

Tell a représenté le village de l’Abbaye et sa tour pas loin d’une dizaine de fois. Ci-dessus une huile aux verts flamboyants. Et ci-dessous une aquarelle où les bleus offrent une délicatesse de ton inédite.

En positionnant son chevalet à peu de chose près au même endroit que Bourgeois un siècle plus tôt,  Tell Rochat a produit deux chefs-d’œuvre. Ces deux toiles représentent le Mont-du-Lac au premier plan et le village de l’Abbaye au second où domine la tour. Ce sont-là des peintures parmi les plus réussies  de l’artiste des Places.  

Pierre Aubert, en son temps élève et ami de Tell Rochat, a lui aussi été fasciné par la Tour de l’Abbaye de laquelle il aura tiré au moins deux bois, dont celui-ci.  

Pierre Rochat du Pont est l’auteur d’un beau dessin de la Tour reproduit quelques centaines ou milliers de fois, puisqu’il figure en couverture de l’ouvrage de Charles-Edouard Rochat publié en 1971 à l’occasion du 400e anniversaire de la création de la commune de L’Abbaye.

Dessin figurant sur des boîtes d’allumettes vendues au profit des paroisses du canton. Aquarelle originale de Daniel Pache.

Et enfin la Tour aura permis au graphiste Pierre-Abraham Rochat de créer le logo de l’ARTA.

    Les photographes furent moins originaux. Néanmoins leurs clichés offrent aujourd’hui des éléments indispensables à la bonne compréhension de l’histoire locale.

Début de siècle. On descend tranquillement la route du Mont-du-Lac à L’Abbaye  avec les traditionnelles bouteroues du côté aval. Au premier plan les maisons de Chez Colas.  

Dombréa 1897. Les plantages bordent l’église de près. Ils recouvrent en partie les ruines de l’ancienne abbatiale dont la position était à angle droit avec celle de l’église actuelle. La mise à jour de ces vestiges lors des travaux de restauration de la tour le prouve.

Les premières photos colorées redonnent un peu de vigueur à des clichés qui, jusque là, étaient toujours en noir et blanc. Avec la personne vêtue de blanc à gauche de l’image, on pourrait croire être retourné à l’âge des moines prémontrés !

Un petit village, une tour, une eau limpide, c’est un cadre vraiment sublime.

     L’église

    On sait, d’après les découvertes archéologiques de 2018, que l’église primitive, soit l’abbatiale, était dans une position qui la mettait à angle droit avec l’axe de l’église actuelle, entrée à l’ouest et chœur à l’est. On pourra découvrir les photos des soubassements des absidioles sur les panneaux officiels apposés contre les murs de l’église et de son annexe.  

    Cette église aurait été rebâtie vers 1330[2]. On en ignore les raisons. Elle aurait aussi pu avoir connu d’autres reconstructions au gré de la volonté des hommes ou suite à des incendies, pour retomber au final sur la position qu’on lui connaît aujourd’hui.

    Le temple fut reconstruit une dernière fois en 1865 en récupérant sans doute les matériaux de la démolition de l’église précédente. Il le fut dans un style néo-médiéval. Les restaurations de 1909 puis de 1951 permirent de le découvrir tel qu’il se présente aujourd’hui.

    L’église est propriété de l’Etat de Vaud, l’entretien à la charge de la commune de l’Abbaye.

    Vinet Rochat aurait été enterré dans l’une des églises primitives. Comme le sera aussi plus tard le ministre Philippe Bridel qui avait pris la direction de la paroisse en 1747 et qui y demeura jusqu’en 1771, date de son décès. Charles-Edouard Rochat, dans son ouvrage de 1971, tout en reconnaissant que l’homme n’était pas toujours commode, dit néanmoins grand bien de lui.

    Le pasteur Bridel s’attacha malgré tout à sa paroisse, puisqu’il en fut le conducteur durant vingt-quatre ans  et demanda d’y être enseveli.

    Son ministère fut une bénédiction pour ses paroissiens, car il travailla en outre à la prospérité matérielle de ceux qui lui furent confiés.

    Il s’occupa beaucoup des écoles, et réussit à réformer les méthodes d’instruction.

    Il voulait introduire la culture des arbres fruitiers, ce qui ne lui réussit pas ; en revanche, il fut plus heureux avec la pomme de terre, ce qui n’alla pas sans peine, car on se méfiait  alors de ce tubercule.

    C’est lui qui introduisit aussi les abeilles dans la région, et il donnait volontiers des cours d’apiculture.

    Madame Bridel fut la digne épouse de son mari ; elle le seconda dans toutes ses activités. De plus, elle avait de fortes connaissances dans la vertu des plantes, et mit son devoir au service de la communauté, luttant par là contre l’influence des « meiges » auxquels on avait trop souvent recours[3].

    Le pasteur Philippe Bridel fut le grand-père du pasteur et doyen Philippe-Sirice Bridel, homme de lettres très connu par ses écrits, ayant notamment publié le Conservateur suisse. Il a souvent parlé de la Vallée où il passa quelques années de son enfance, à la cure de l’Abbaye précisément, époque dont il se souvenait non sans une certaine nostalgie.  

    D’autres pasteurs de la paroisse mériteraient très certainement une notice. On trouvera la liste de tous les titulaires, du premier cité, Galatin Etienne, 1543, au dernier recensé, Chautemps Guy, 1964, dans le même ouvrage que dessus.

    Notons encore que la maquette du docteur Convert se trouve à l’intérieur de l’église, et que celle-ci en principe restant toujours ouverte, on pourra jeter un coup d’œil sur cette représentation quelque peu fantaisiste, aux dires mêmes de son créateur.

Cette maquette était destinée à servir d’arrière-plan à des prises de vue effectuées lors de la réalisation d’un film sur l’abbaye du lac de Joux, avec pour réalisateur le même docteur Convert et E. Barblan.  Si la trame de cette production qui passa même à la Télévision suisse romande avec un certain succès est mince et vieillie, avec des interprétations de l’histoire un peu à l’emporte-pièce, il faut reconnaître qu’elle offre de bonnes séquences sur la vie des années cinquante à L’Abbaye. On y retrouvera en plus quelques vues de ce vieux village disparu dans les flammes en 1966. Le docteur Bugnon, acteur, a parlé de la réalisation de ce film dans un son ouvrage : La gifle d’amour, Ketty & Alexandre, 1992. Ci-dessus, les fidèles du village sortent de l’église. On reste étonné de la tenue de ces dames, toutes en noir vêtues et en nombre. La religion, en ce milieu des années cinquante,  était encore toute imprégnée de cette « bonne vieille » austérité protestante.

L’église en 2017-2019.

    Le cimetière

    Il fut sans doute toujours situé autour de l’abbatiale ou de la tour,  délimité par un mur d’enceinte, dès au moins 1709 où il apparaît sur une  carte Vallotton de cette année-là.

    Ce cimetière eut deux portes d’entrée jusque dans les années soixante du XXe siècle.  Celle de l’ouest, on ne sait pour quelles raisons, fut bientôt supprimée.  

Cimetière de l’Abbaye, porte ouest.

L’entrée du cimetière en octobre 2019

    Chose à signaler, c’est en ce cimetière que les gens des Charbonnières venaient autrefois se faire enterrer. Ceci avant qu’ils ne possèdent leur propre cimetière dès 1900.

    On a vu que les deux paroisses du Lieu et de L’Abbaye étaient desservies par un seul pasteur, qui résidait alors dans le bâtiment du couvent. Vers 1680, les gens des Charbonnières demandèrent de pouvoir fréquenter le temple et de faire partie de la paroisse de L’Abbaye, leurs morts étant ensevelis au pied de la tour, dans un enclos réservé. Les habitants de L’Abbaye, réunis en assemblée pour se prononcer, rejetèrent cette demande à une forte majorité[4].

   Ce droit d’inhumation pour les gens des Charbonnières découlait d’un codicille rajouté quelque 7 ou 8 ans plus tard à l’acte d’abergement de 1480 en faveur de Vinet Rochat :

    Propos qui peuvent se traduire et se résumer  comme suit :  

    Nous, Jean de Tornafol, accordons à maître Vinet Rochat la sépulture de son corps entre le pilier et le bénitier et l’autorise de faire poser une grosse pierre peinte et de faire installer en dessous du pilier un chaudron de métal destiné à contenir l’eau bénite[5].

    C’est ainsi que tous les Rochat des Grandes et Petites Charbonnières eurent la faculté de se faire ensevelir au cimetière de l’Abbaye pendant plus de quatre siècles.

    Trois tombes apposées à la base du mur est de la tour témoignent encore de cette époque.

Dont celle-ci témoignant de l’existence tragique de Zélie Rochat, femme de Jules-Moïse Rochat des Charbonnières, morte en couches en 1868 alors qu’elle donnait naissance à son troisième fils. Celui-ci ne fut autre que Henri Rochat-Golay du Pont, futur député et grand marchand de fromage.

    Il existe une curieuse pierre enchâssée à  dans le mur du cimetière, proche de l’entrée.  Celle-ci, de réemploi, à l’origine en Bonport, témoigne d’importants travaux effectués sur ce site par les maçons Rochat des Bioux au début du XIXe.

    Signalons aussi que l’on trouve dans l’angle du cimetière, à l’ouest, toujours à l’ouest, des sortes de meurtrières. Elles faisaient partie du système défensif dont les toblerones étaient l’essentiel, le tout mis en place au début de la seconde guerre mondiale.

Photo prise vers 1945. Au premier plan Chez Colas. A droite de la Tour, les toblerones mis en place pendant le dernier conflit.

La pierre de la vieille tour et le béton des nouveaux éléments défensifs du village font-ils bon ménage ?

 Les objets de culte de l’ancienne paroisse de l’Abbaye – Eglise de l’Abbaye – déposés actuellement dans une vitrine que l’on trouvera au premier niveau de la tour –

Deux coupes de communion représentants les plus anciens objets de culte des paroisses anciennes de la Vallée de Joux. Ci-dessous décrites de manière précise dans une publication sur l’art religieux dans le canton de Vaud.

Notes et photo extraits de : Trésors d’art religieux en Pays de Vaud, Musée historique de l’Ancien-Evêché, Lausanne, 1982.

Les trois semaises de 1731 (channes), pièces avec les armoiries de la commune.

Notes et photo extraits de Trésors d’art religieux en Pays de Vaud, Musée historique de l’Ancien-Evêché, Lausanne, 1982.

Fiche remplie par François Forel, ancien pasteur de la paroisse du Lieu.

Deux coupes notées Paroisse de l’Abbaye 1953 et le plat circulaire du début du XVIIIe siècle. Photo du 11 novembre 2018.

Objets de culte, channe et coupes, offerts par la Fraternité des sœurs de Grandchamp à la Paroisse de l’Abbaye le 24 août 1973. Photographiée le 20 décembre 2018. Le plat circulaire, don des mêmes, n’a pas été retrouvé.  

Une visite au site de Prémontré par les membres de l’Arta en automne 2019, par le président de celle-ci, Dominique Bonny

Quand l’on sonnait le Nouvel-An, par Roberto Cabras


[1] Plus ancienne date documentée.

[2] De Gingins, AALJ, 1842, p. 49, écrit ceci : « Effectivement, Aymon de La Sarraz répara le couvent délabré et rebâtit en pierre l’église de Marie-Madelaine, qui auparavant était en bois et la flanqua d’une forte et haute tour qui subsiste encore et où ses armoiries se voient sculptées en relief sur la pierre de l’angle qui lie la tour au portail de l’église. C’est à la construction de cette tour que l’abbé Jacob Bonet fait allusion dans une charte datée du jeudi avant la St. Philippe de l’an 1331, par laquelle il reconnaît à ce seigneur le droit de bâtir une forteresse dans le territoire abbatial de la Vallée « pour défendre les biens du couvent contre les usurpateurs ».

Les propos de Gingins pêche au moins sur un point. L’église primitive soit l’abbatiale, n’était pas construite en bois, mais en dur, ainsi que les derniers travaux de restauration de la tour l’ont prouvé.

[3] Charles-Edouard Rochat, L’Abbaye 1571-1971, pp. 71-72.

[4] Charles-Edouard Rochat, L’Abbaye, 1971, p. 69.

[5] L’acte d’abergement de 1480, Collection 500e des Rochat, Editions Le Pèlerin, 1980.